Gynecologue bouira DR Dahmouni épouse Aitallaoua's Facebook Wall

mercredi 23 mai 2012

gynecologue femme à Bouira : Surveillance nutritionnelle d’une femme enceinte après chirurgie bariatrique.

 Retour sommaire

Surveillance nutritionnelle d’une femme enceinte après chirurgie bariatrique. Le point de vue de la diététicienne

Publié le 21 Mai 2012
M. JUNKER, Centre de référence de l’obésité - Service de chirurgie métabolique Hôpital Jean-Verdier, Bondy
L’obésité va souvent de pair avec des troubles de la fertilité et des risques accrus en cours de grossesse. La chirurgie bariatrique est de plus en plus pratiquée dans le traitement de l’obésité extrême. Elle améliore souvent de manière spectaculaire la fertilité de ces femmes en surpoids en diminuant le nombre de complications en cours de grossesse. Un apport suffisant de nutriments est indispensable après une chirurgie bariatrique, d’autant plus lors d’une grossesse survenant chez ces patientes. Des suppléments nutritionnels sont donc la plupart du temps nécessaires.
Surpoids et obésité sont des problèmes de santé publique qui ont fortement augmenté ces dernières années. Aucune stratégie de prévention à large échelle n’a pu être développée pour lutter efficacement contre l’augmentation de leur prévalence. Même dans le domaine thérapeutique, à savoir lorsque l’obésité est déjà installée, la situation est actuellement peu satisfaisante. Les options de traitement conservateur, qui nécessite surtout un changement du mode de vie dans les domaines du comportement alimentaire et de l’activité physique, permettent généralement d’obtenir une perte pondérale de 5 à 10 %. Toutefois, cet amaigrissement s’avère difficile à maintenir durablement. Si les résultats du traitement conservateur sont décevants, les techniques opératoires qui visent à corriger l’obésité morbide ont connu un succès certain ces dernières années. Comme de nombreuses femmes opérées sont encore en âge de procréer, la problématique de la grossesse après une chirurgie bariatrique est un thème important en clinique. En l’absence presque totale de données scientifiques sur ce sujet, il est difficile de proposer des recommandations basées sur des preuves solides. Néanmoins, en s’appuyant sur l’expérience acquise des centres interdisciplinaires de l’obésité, un premier bilan peut être effectué. Si, malgré les problèmes de stérilité fréquemment rencontrés chez les femmes obèses, une grossesse se déclare, il faut s’attendre à un risque accru de complications telles que : fausses couches, diabète gestationnel, hypertension gravidique, prééclampsie et accouchement prématuré. Une perte pondérale préconceptionnelle est, par conséquent, vivement recommandée aux femmes en surcharge pondérale par de nombreux gynécologues.

La chirurgie bariatrique

Selon les recommandations et les directives internationales, l’indication d’une opération bariatrique est retenue en présence d’un IMC ≥ 40 kg/m2 ou en présence d’un IMC > 35 associé à des comorbidités. En plus de ces critères liés à l’IMC, la motivation de la patiente est également un facteur déterminant. À ces critères doivent s’ajouter plusieurs tentatives de traitement conservateur réalisées sans obtention de résultats. Ce n’est qu’après avoir pris en compte ces différents paramètres qu’une chirurgie bariatrique pourra être envisagée.
En pratique, les techniques bariatriques actuellement pratiquées se répartissent en deux groupes :
– techniques uniquement restrictives ;
– techniques combinant restriction et malabsorption.

Anneau gastrique

L’intervention la moins invasive, méthode purement restrictive, est la pose d’un anneau modulable (figure 1).
  Figure 1. Technique de l’anneau gastrique ajustable.
Ce procédé consiste à diminuer la quantité de nourriture pouvant être ingérée lors d’un repas.
Cependant, après une perte pondérale initiale notable, les patients opérés développent fréquemment un comportement contre-régulateur avec une consommation accrue d’aliments liquides ou en bouillie qui, du fait de leur consistance, passent plus facilement l’anneau gastrique. La conséquence est donc souvent une reprise de poids. Une complication entraînant aussi l’inefficacité de l’anneau est l’apparition de vomissements récidivants avec dilatation de l’oesophage distal imposant un relâchement du dispositif. Pour ces raisons, l’anneau gastrique reste souvent une première étape dans le processus d’amaigrissement.

Sleeve gastrectomy

Cette autre technique restrictive (figure 2) consiste en la réalisation d’un manchon gastrique par résection de l’estomac en ne laissant qu’un tube d’un volume d’environ 100 ml.
  Figure 2. Technique de la gastrectomie longitudinale.
Cette intervention entraine une diminution du volume des repas ingérés ainsi qu’une réduction notable de la sensation de faim par suppression de sécrétion de ghréline (hormone sécrétée dans la partie exclue lors d’une sleeve gastrectomy).

By-pass gastrique

Le by-pass gastrique (ou BPG) est la technique la plus fréquemment réalisée, combinant restriction et malabsorption plus ou moins importante (figure 3). L’opération consiste à réaliser une petite poche
gastrique, à laquelle s’abouche le jéjunum, court-circuitant ainsi tout le duodénum et une partie du jéjunum proximal. Cette méthode peut provoquer de sérieux problèmes nutritionnels car les segments grêles exclus sont le principal site de résorption du calcium, du zinc et du fer. Une supplémentation permanente de ces micronutriments est donc indispensable après une dérivation gastrique.
L’intervention la moins invasive est l’anneau modulable tandis que le BPG modifie de façon plus radicale l’appareil digestif entraînant ainsi des carences nutritionnelles qu’il sera nécessaire de compenser.
  Figure 3. Technique du by-pass gastrique.


La chirurgie bariatrique et grossesse

Peu d’études contrôlées sur le thème de la grossesse et de la fertilité après une chirurgie bariatrique ont actuellement été menées. L’expérience montre cependant que les fausses couches et les complications de la grossesse (diabète, hypertension, prééclampsie) chez la femme obèse opérée sont diminuées comparativement à un groupe de femmes nettement obèses non opérées. Toutefois, une période d’environ 18 mois à 2 ans est nécessaire après l’intervention avant d’entamer une grossesse (temps indispensable à l’obtention d’une stabilité pondérale).

Prise en charge nutritionnelle pendant la grossesse

Tandis que l’anneau gastrique et la sleeve gastrectomy ne nécessitent qu’un suivi diététique rapproché, le BPG expose à des carences nutritionnelles par plusieurs mécanismes : réduction des apports alimentaires, diminution des sécrétions gastriques, exclusion de l’absorption alimentaire du duodénum et du jéjunum proximal, asynergie entre bol alimentaire et sécrétions bilio-pancréatiques.
Le BPG peut également entraîner un déficit en fer, B12, calcium, acide folique et protéines.
La fréquence des déficits nutritionnels graves semble cependant faible chez les patientes enceintes ayant bénéficié d’une supplémentation. La principale complication redoutée du BPG est la carence en folates (vitamine B9) pouvant entraîner des cas d’anomalies de fermeture du tube neural.
Par conséquent, la prise de folates doit être envisagée dès la période préconceptionnelle. De plus, en cas de vomissements importants, une carence en vitamine B1 peut survenir. Enfin, une carence en fer concerne plus de 50 % des femmes en âge de procréer après BPG, et elle risque d’être accentuée par l’augmentation physiologique des besoins en fer liée à la grossesse. Calcium, vitamine D, parathormone, fer, zinc, acide folique et vitamine B12 seront donc contrôlés régulièrement, les spécialités ad hoc seront prescrites ou leurs doses adaptées. La vitamine B12 est généralement injectée par voie intramusculaire. L’apport d’acide folique sera augmenté à au moins 400 μg par jour.
En outre, l’apport en protéines doit toujours être suffisant. Le cas échéant, une supplémentation protéique grâce à des compléments nutritionnels sera prescrite. Le suivi sera réalisé par des contrôles biologiques tous les 2 à 3 mois en accord avec le gynécologue. En pratique, la grossesse augmentant généralement la motivation des patientes pour prévenir les situations carencielles, moins de déficits en micronutriments seront observés. Ces femmes sont donc généralement plus compliantes aux suppléments prescrits.

Conclusion

En pratique courante, une collaboration active doit s’instaurer entre le gynécologue et un médecin spécialisé dans le suivi des patientes bariatriques enceintes.
Références
• Basdevant A, Laville M, Ziegler O, Recommandations pour le diagnostic, la prévention et le traitement des obésités en France. Diabetes Metab 1998 ; 24 (Suppl 2) : 10-42.
• ANAES. Chirurgie de l’obésité morbide de l’adulte. Rapport d’expertise (http://www.hassante. fr/portail/upload/docs/application/pdf/ chirurgie_obesite_rap.pdf) 2001.
• Oberlin P, Mouquet MC. La chirurgie de l’obésité en France de 1997 à 2003. DREES (http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/er410 .pdf) 2005.
• Galtier F, Farret A, Bringer J. Grossesse et obésité. In : Basdevant A, Guy-Grand B. Médecine de l’obésité. Flammarion Médecine- Sciences 2004, p. 347-350.

mercredi 9 mai 2012

gynecologue Bouira algerie : Y a-t-il de bons et de mauvais compléments alimentaires ?

Retour sommaire

Publié le 9 Mai 2012
J.-M. LECERF Institut Pasteur de Lille – Service de Nutrition 

Les compléments alimentaires représentent une gamme extrêmement variée et hétérogène de produits englobant des suppléments en micronutriments (vitamines,minéraux), des actifs issus des plantes (stérols, isoflavones, caroténoïdes, policosanols, etc.), des actifs issus des animaux (squalènes, extraits de cartilage, etc.), les prébiotiques et les probiotiques, des peptides fonctionnels (MBP, etc.) des molécules inclassables (coenzyme Q10, bétaïne, oryzanol, etc.), des acides gras polyinsaturés (oméga 6, oméga 3, etc.) des acides aminés (tryptophane, glutamine, arginine, ornithine, etc.), auxquels il faudrait ajouter la phytothérapie. Ils sont caractérisés par leur origine ubiquitaire et par une législation les rapprochant des aliments et les distinguant des médicaments.

lundi 7 mai 2012

gynecologue Bouira : Information aux patientes de colposcopie

Centre Hospitalier Universitaire Vaudois


Information aux patientes de colposcopie
 
Quels examens ?

Frottis du col (Pap Test) : détecter les patientes à risque de condylomes et de dysplasies (dépistage).
Colposcopie : examen avec une loupe et des colorants pour déterminer si une lésion existe et la prélever (biopsie).
Biopsie : prélèvement qui permet de déterminer au microscope le type de lésions (diagnostic) et d'envisager le traitement.
 
Condylomes et Dysplasie

Au niveau du col de la matrice (utérus) et de la peau de la région intime, des virus peuvent provoquer des sortes de verrues (condylomes) ou une modification des cellules (dysplasie).
Il ne s'agit pas d'un cancer

On appelle ces lésions : "dysplasies légères, modérées ou sévères" ou "lésions de bas ou de haut grade" (LSIL, HSIL). Elles peuvent être détectées par le frottis de dépistage, raison pour laquelle il est important de faire des contrôles réguliers (Pap test). Parfois, on ne connaît pas précisément la signification de ces lésions. Elles sont alors appelées ASCUS. Les condylomes et les dysplasies touchent de plus en plus de femmes.
Ils sont provoqués par une famille de virus, cousins des virus des verrues de la peau. Ils sont appelés "virus du papillome humain (HPV) et sont transmis surtout par voie sexuelle lors des premiers rapports (40 % des femmes de moins de 20 ans sont porteuses du virus).
Le virus ne s'installe que dans la peau de la région intime, du vagin, du col de la matrice et ne va pas à l'intérieur du corps. Le passage du virus au bébé, lors d'une grossesse, est rare.
gynecologue blida colposcopie
Le virus peut infecter toute la peau de cette région et rester "endormi" de nombreuses années. Le préservatif est efficace contre les maladies sexuelles transmises par le sperme (HIV, Hépatite B et C, etc...) mais ne protège que partiellement contre ces virus "endormis" ou contre la transmission liée aux lésions en dehors du vagin, du col et du pénis (par exemple : vulvaires). Le partenaire masculin est porteur mais ne souffre que rarement de dysplasies.
Le virus provoque parfois des lésions peu graves (LSIL, bas grade) qui guérissent souvent toutes seules (immunité), et parfois des lésions plus sérieuses (HSIL, haut grade) qui nécessitent un traitement local. Le traitement et efficace contre ces lésions mais n'élimine pas tous les virus. Il peut donc y avoir des récidives (5-10 %) après le traitement (favorisées par le tabagisme).
Une biopsie est nécessaire avant le traitement. les lésions dont l'origine reste incertaine (ASCUS) ne nécessitent en général qu'un examen attentif (colposcopie).
Les lésions de bas grade (LSIL) peuvent être surveillées puisqu'elles guérissent souvent toutes seules et ne seront traitées que si elles persistent, si elles évoluent en lésion de haut grade ou contiennent un virus HPV à haut risque (patientes de plus de 30 ans).
Les lésions de haut grade (HSIL) sont traitées, souvent en anesthésie locale, en enlevant cette lésion à l'aide d'une sorte de bistouri électrique (anse ou aiguille diathermique) ou par laser. Ce traitement est en général bien supporté et n'influence ni la fertilité ni une future grossesse s'il n'est pas répété à plusieurs reprises.

mercredi 2 mai 2012

Gynécologue Bouira - Rupture prématurée des membranes avant terme : tocolyse, extraction ou faut-il attendre ?

 Retour sommaire
Publié le 25 Jan 2012
S. BOUNAN, Maternité Port-Royal, Paris 

La rupture prématurée des membranes (RPM) avant terme est une complication qui touche 3 % des grossesses. Certaines interventions médicales sont consensuelles comme le transfert in utero vers une maternité adaptée au terme de l'enfant à naître, l'antibiothérapie et la corticothérapie maturative. En revanche, l’utilisation de tocolytiques, la décision de poursuivre la grossesse ou d'extraire l'enfant sont controversées. Les pédiatres néonatologistes sont directement confrontés aux conséquences de cette complication, car elles entraînent la naissance spontanée ou induite d'enfants prématurés et potentiellement infectés.